Contrôle technique : quelles sont les défaillances les plus récurrentes ?

Le rapport d’activité annuel du contrôle technique offre de précieux enseignements sur l’état du parc automobile : voici les défaillances les plus fréquentes.
Depuis désormais trente-trois ans, c’est la même rengaine : les automobilistes doivent soumettre, souvent avec appréhension, leur voiture à l’épreuve du contrôle technique. Chaque année, environ la moitié du parc français est tenue de passer devant des contrôleurs pour “assurer leur sécurité et leur conformité”.
Contrôle technique : un taux de contre-visites assez stable
Ainsi, en 2024, un peu plus de 19,2 millions de voitures ont franchi ce cap, un chiffre légèrement en baisse par rapport à 2023 (- 1,2%) d’après le bilan annuel de l’UTAC-OTC (Organisme Technique Central dépendant du Ministère des Transports). Premier enseignement, le nombre d’échecs montre que l’état du parc est plutôt stable. En effet, bien que le taux de prescriptions de contre-visites varie fortement d’un département à un autre, au global 19,02% d’autos ont été recalées à l’examen en 2024, soit exactement la même proportion qu’en 2023 et quasiment similaire à 2022 (19 %). Même topo quant à la part des véhicules retoqués pour cause de défaillances critiques (motif interdisant la circulation le jour même à minuit) : elle est également stable à 0,69 % en 2024, contre 0,7 % un an plus tôt.
En 2024, seules 10,17% des voitures examinées au contrôle technique ne souffraient d’aucune défaillance (contre 10,27% un an plus tôt), 18,33% ont reçu une prescription de contre-visite pour défaut majeur et 0,69% pour défaut critique. Notez qu’un véhicule peut être affublé de plusieurs défaillances. Au global, la partie “Essieux, roues, pneus, suspension” agrège le plus haut taux de contre-visites (10,5 %).
Les défaillances les plus fréquentes
Un peu plus de 3,6 millions de véhicules ont échoué à l’examen, dont 25.000 en raison de défaillances critiques, interdisant leur circulation. Sans surprise, le risque d’échec augmente avec l’âge : une voiture sur quatre de plus de 10 ans a été retoquée, contre 12% pour les modèles âgés de 7 à 10 ans, et seulement 8% pour ceux de 4 à 7 ans.
Voici les principaux motifs qui font qu’une automobile présente une anomalie au contrôle technique (hors véhicules spéciaux ou de collection) :
Défaut mineur (pas de contre-visite)
• Mauvaise orientation d’un feu de brouillard avant : 49,7%
• Anomalie du dispositif antipollution sans dysfonctionnement important : 24,7%
• Disque ou tambour de frein légèrement usé : 24,6%
• Pneu, usure anormale ou présence d’un corps étranger : 24,2%
• Carrosserie, panneau ou élément endommagé : 22,2%
Source : Auto Plus