Réforme des heures creuses : mauvaise nouvelle pour les propriétaires de voitures électriques

Réforme des heures creuses : mauvaise nouvelle pour les propriétaires de voitures électriques

La refonte des heures creuses, prévue pour 2025, redistribue les plages horaires à tarif réduit. Une évolution qui pourrait bouleverser les habitudes des consommateurs, notamment les propriétaires de voitures électriques.

Dès cette année, les heures creuses ne seront plus exclusivement nocturnes, une partie étant déplacée en journée. Si l’objectif est d’optimiser le réseau et les énergies renouvelables, cette mesure pénalise les propriétaires de véhicules électriques. Ces derniers pourraient voir leurs coûts de recharge augmenter. Une réforme qui interroge l’équité entre les consommateurs.

Une refonte qui rebat les cartes

Depuis des années, le système des heures creuses s’est imposé comme une aubaine pour les foyers français cherchant à alléger leur facture énergétique. Pendant huit heures par jour, les abonnés à ce tarif profitent d’une électricité moins chère. Ce mécanisme, bien rodé, a permis à beaucoup de programmer des appareils gourmands en énergie – chauffe-eau, lave-linge ou encore borne de recharge pour voiture électrique – sur ces créneaux avantageux. L’idée était simple : consommer quand la demande sur le réseau est faible, évitant ainsi les pics de sollicitation. Mais ce modèle, qui a fait ses preuves, va connaître un changement majeur cette année. En effet, les gestionnaires du réseau électrique ont décidé de revoir la répartition de ces huit heures à tarif réduit. Si leur durée reste inchangée, leur placement dans la journée évolue. Exit l’exclusivité des plages nocturnes : une partie des heures creuses glissera vers des moments de moindre consommation en journée, comme le milieu de l’après-midi. Cette redistribution, pensée pour mieux équilibrer la charge sur le réseau et valoriser les énergies renouvelables – notamment le solaire, plus abondant en journée –, ne fait pourtant pas l’unanimité.

Pour les foyers ayant calé leurs habitudes sur les horaires actuels, ce changement risque de compliquer la donne. Les appareils programmés pour fonctionner la nuit devront peut-être être réajustés, et tous les consommateurs ne pourront pas s’adapter aussi facilement à ces nouvelles fenêtres horaires. Si l’intention est louable – accompagner la transition énergétique en tirant parti des périodes où la production verte est à son pic –, elle semble ignorer une réalité : beaucoup de Français ne sont pas chez eux en milieu de journée pour profiter de ces créneaux. Les actifs, par exemple, seront au travail, tandis que les ménages avec des emplois du temps chargés pourraient ne pas avoir la flexibilité nécessaire pour déplacer leurs consommations.

Les propriétaires de voitures électriques dans le viseur

S’il y a un groupe qui risque de ressentir durement cette réforme, ce sont bien les propriétaires de véhicules électriques. Brancher sa voiture à une borne domestique la nuit, c’est l’assurance d’une batterie pleine au petit matin sans faire exploser la facture. Mais avec le déplacement d’une partie des heures creuses vers la journée, cet avantage pourrait fondre comme neige au soleil. Prenons un cas concret pour illustrer l’impact. Une voiture électrique équipée d’une batterie de 50 kWh, rechargée sur une borne standard de 7,4 kW, demande environ 7 à 8 heures pour faire le plein d’énergie. Aujourd’hui, ces huit heures tombent parfaitement dans la plage des heures creuses nocturnes. Mais si, seulement cinq ou six heures restent disponibles la nuit, le reste du temps de recharge basculera sur des heures pleines. Résultat : un surcoût non négligeable. Avec un tarif heures pleines souvent deux fois plus élevé que celui des heures creuses, la facture pourrait grimper de plusieurs dizaines d’euros par mois pour les utilisateurs réguliers.

Lire la suite…

Source : Auto plus

Auto Pour Vous

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *